VIE COLLECTIVE

 

 

      Quelques résidants acceptent difficilement les contraintes qui vont à l′encontre de leurs désirs. Cette attitude bat en brèche cette volonté institutionnelle du respect d′autrui ; certaines conduites telles que le non-respect du repas, les critiques acerbes ou autres remarques blessantes viennent régulièrement troubler l′ambiance et induit une gestion difficile du groupe. L′acceptation et le respect d′autrui relève d′un dessein prioritaire. Les divers moments de la journée qui rassemblent les résidants dans la salle à manger sont le théâtre de conflits verbaux qui très vite deviennent insupportables pour chacun. Une gestion formatrice initiale – rappel des règles, des limites, des sanctions – est devenue alors peu à peu inopérante et nous a amené à proposer d′autres démarches. Dans un premier temps, il nous a paru opportun de modifier l′emplacement des résidants au cours des repas, ainsi que la disposition des tables. Mais force fut de constater que ces changements n′avaient pas ou peu atténué l′émergence des conflits. Inscrits dans une volonté constante d′amener à plus de convivialité, afin de tenter d′établir un peu d′intimité à chaque tablée, nous avons souhaité d′autres améénagements, tels la mise en place de séparations de type "claustras", ainsi que la mise en place de petites tables pour deux à trois personnes Cet agencement nous a permis d′atteindre l′objectif fixé en délimitant une meilleure gestion de l′espace et d′améliorer ainsi l′acoustique de cette pièce. Dans la continuité des objectifs énoncés et ce, afin de limiter les déplacements des personnes dans la salle lors des repas, il serait souhaitable de disposer de plats adaptés au service de chaque tablée. Ceci permettrait aux résidants de mieux animer ce moment, d′en devenir acteurs et non plus de se situer comme simples objets d′une prise en charge.